14.10.2009
L'art de polémiquer ou la nouvelle façon de faire de la politique
Aujourd'hui, j'ai longuement réfléchi à la nature de ce blog. Certes le but en est de traiter, d'une façon cynique, l'actualité politique française, mais également de le faire de manière relativement sérieuse. C'est à ce moment que je me suis rendu compte d'un paradoxe: alors même que je me targue de cette légère dose de sérieux, il s'avère que je n'ai traité, pour l'essentiel, que des diverses polémiques qui ont pu agiter la vie politique et ai fait qu'une ou deux fois, au grand maximum, des articles de fond, dans le but d'évoquer un réel problème sans aucune dose d'humour noir ou de moquerie. Bien entendu, orgueilleux tel que je le suis, je refuse de croire qu'il s'agit là entièrement de ma faute. De prime abord, cela pourrait être le cas, puisque, après tout, le fonds de commerce de ce blog est donc l'humour et le cynisme, ce qui ne peut se faire qu'en traitant les sujets superficiellement, ce qui est possible, en premier lieu, avec des polémiques. Puis, dans un second temps, j'ai également pris conscience que la nature de ce blog ne pouvait être l'unique raison de cette sélection. Loin de moi l'idée de décerner des blâmes, mais il convient de se rendre compte que les sujets qui font les grandes lignes, ceux sur lesquels les médias, ainsi que les hommes et femmes politiques, se concentrent, ce sont, non pas les sujets de fond, mais bel et bien les polémiques.
De toute cette réflexion (J'avoue, en même temps, que je n'y ai réfléchi que dans le métro, pendant que j'observais un homme, visiblement très émêché, qui menaçait d'uriner sur les gens), je me pose une question simple, dont la solution est forcément complexe: la polémique est-elle le nouveau moteur de la vie politique?
La réponse est, en ce qui me concerne, évidente et c'est un grand OUI. Il suffit de ne s'intéresser qu'aux sujets brûlants qui ont agité l'actualité durant les derniers mois. Cette semaine, il y a eu l'affaire avec le Prince Jean qui nous agite presque tous à propos de son jeune âge, de son incompétence ou du népotisme flagrant. La majorité des réactions consiste donc à huer Jean Sarkozy, qui, n'en doutons pas, le mérite; or, il serait mille fois plus intéressant (Mais moins drôle, dans mon cas) de se pencher sur l'avenir de la République ou sur ce qu'est l'EPAD, qui, d'après ce que j'ai pu lire, est un sacré bordel. Il en est de même pour la semaine précédente, avec l'affaire du boxer Thaï qui aurait payé Frédéric Mitterrand pour faire un combat de boue (Oui, un truc comme ça). Tout le monde le conspue; avant de se rendre compte que Marine Le Pen avait, sciemment, modifié l'extrait du livre de Mitterrand qu'elle avait lu à l'antenne, pour y ajouter "jeunes" avant "garçons", sous-entendant donc que Frédéric Mitterrand s'était livré à de la pédophilie. Les inconscients, puisqu'il faut l'être pour reprendre directement ce que peut dire une horreur telle que Marine Le Pen. Durant toute la semaine "Frédéric Mitterrand", il ne fut que très rarement fait allusion aux futures directives contre le tourisme sexuel, à ce qui était fait pour lutter contre ce fléau, ni même un quelconque reportage sur l'état du tourisme sexuel. Une semaine après, la polémique est terminée et chacun, sauf au FN, est rentré dans ses chaumières.
Ce n'est guère nouveau, c'est à la mode depuis une dizaine d'années: on réagit à un événement et uniquement à celui-ci, sans en chercher les causes ou les conséquences. La polémique supplante les débats de fond ou les vraies interrogations. Quid, par exemple, de la justice qui semble toujours privilégier les forces de l'ordre, même si celles-ci sont tout à fait en tort, comme dans l'affaire de l'enfant, tué par une voiture de police qui avait grillé un feu rouge et dont les deux policiers s'en tirent avec des peines ridicules? C'était il y a environ deux mois et personne ne s'est intéressé à la question essentielle: comment se fait-il que ces deux policiers s'en soient sortis sans problèmes alors que n'importe quel autre citoyen aurait été lourdement condamné, avec les mêmes circonstances. Ou encore la question de l'intégration des minorités: suite au match de football Algérie-Rwanda, plusieurs dégradations ont eu lieu à Marseille. Cela a été peu relayé, mais il n'empêche que personne ne s'est posé la question de l'intégration, toujours ratée, des minorités. En même temps, cette question revient très souvent sur le tapis, sans que jamais rien ne soit fait. C'est là le principal effet pervers de l'omniprésence de la polémique dans l'actualité.
On le constate chaque semaine: une polémique se termine et plus personne n'en parle. Un polémique en remplace une autre. De temps en temps, la polémique débouche sur des décisions ou des promesses ("Oui, oui, la castration chimique sera mise en place"), principalement que c'est un problème qui tient à coeur à l'électorat du pouvoir en place. Mais, au final, les énergies étant centrées sur les polémiques et la façon d'y répondre, on laisse peu de temps à l'action. Faire le tour des radios pour défendre un Frédéric Mitterrand prend plus de temps que de prendre de vraies décisions et de répondre effectivement aux problèmes posés par les polémiques de la semaine précédente. D'une manière générale, l'action politique se retrouve noyée dans la politique politicienne: si faire une chose serait une erreur de communication, on ne l'a fait pas, même si elle s'avère nécessaire. Par contre, si une action plaît, aussi anecdotique soit-elle, il faut la prendre. On plaît, on rassure, mais on ne résoud rien.
En réalité, c'est là qu'est un des drames de cette nouvelle donne de la vie politique qui met en exergue les polémiques, au détriment du fond. La plupart du temps, une polémique a comme sujet de base une vraie thématique, que ce soit celle sur Jean Sarkozy à propos des jeunes ou de la place du chef de l'Etat ou celle sur Frédéric Mitterrand qui aborde la perception de l'homosexualité dans la vie publique. Pour autant, la rapidité avec lesquelle les polémiques sont traitées, comme la superficialité des discours à leur propos fait que bien souvent, il n'y a pas le temps ou l'envie de se pencher sur le fond. Chaque polémique pourrait amener à une vraie réflexion, sur un vrai sujet. Mais, ce n'est jamais le cas. La petite phrase surclasse le reste.
La conséquence de tout cela. Et bien, au PS, plus personne n'a d'idées et tout ce qui compte, c'est de savoir si Aubry est la plus forte ou si c'est Royal (C'est Aubry! J'suis sûr qu'elle pète en deux la Royal au catch). A l'UMP, on laisse le chef parler des choses importantes, on arrose de temps en temps François Fillon pour qu'il ne meurt pas et on laisse Frédéric Lefebvre faire la moitié des interventions au nom de l'UMP, preuve ultime de la mauvaise santé de la vie politique française.
Vous vous demandez où je voulais en venir avec ce message, qui critique justement ce qui fait les bases de ce blog lui-même? Et bien, ma conclusion sera simple et rapide: laissez la polémique aux faibles cerveaux comme le mien, qui, tel un Jean Sarkozy, n'a aucune réelle compétence et bougez-vous le popotin pour régler les vrais problèmes. Sinon, ça sera la Révolution! (Non, j'déconne, tant que Besancenot sera le chef de la "gauche révolutionnaire", il y a autant de risques de voir une Révolution que de voir Nicolas Sarkozy prendre des décisions justes et non partisanes).
18:45 Publié dans Et merde, un sujet sérieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : polémique, nicolas sarkozy, jean sarkozy, frédéric mitterrand, epad, casseurs
13.10.2009
Quand l'UMP fait bloc
Rarement tout un gouvernement a fait autant bloc contre une polémique, en l'occurence celle concernant Jean Sarkozy et l'EPAD. Forcément, pour créer une telle cohésion, il fallait que cela touche particulièrement le vrai chef du gouvernement, à savoir Nicolas Sarkozy. Il est curieux de constater, par ailleurs, que les principaux défenseurs de Jean Sarkozy sont tous sous les ordres directs du Président, alors que dans la majorité, les voix se font plus discordantes. Bref, quand on est au gouvernement, on obéit au doigt et à l'oeil à l'Elysée, mais quand on est député, on dispose d'une liberté un peu élargie et on peut dire ce qu'on pense réellement.
Quoiqu'il en soit, sur toutes les radios, on a pu entendre François Fillon et une tripotée de ministres reprendre les mêmes arguments pour défendre Jean Sarkozy. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ont du mal à défendre l'indéfendable. Je souhaite donc étudier en détails quels sont les arguments avancés par les intervenants aujourd'hui et par Jean Sarkozy lui-même en début de soirée.
1) Jean Sarkozy est un élu / Le dirigeant de l'EPAD n'est pas nommé.
L'argument qui veut que Jean Sarkozy est un élu, qui tient son pouvoir du suffrage universel a été repris par tous les ténors du gouvernement et fut le point principal du plaidoyer du Prince lui-même. Celui-ci est, en effet, conseiller général des Haut-de-Seine, ce qui, il me semble, est une condition sine qua non pour prétendre à diriger l'EPAD. Pour n'importe qui d'autre, cela aurait été un argument indiscutable: un élu tient son pouvoir du peuple et, à moins de payer ses électeurs, tel l'imbuvable Serge Dassault, c'est inattaquable. Sauf qu'il est clair que pour pouvoir être élu, Jean Sarkozy a obtenu quelques avantages. On le voit dans presque toutes les réunions de l'UMP, il y a pléthore de jeunes (Ce qui, pour moi, est un mystère). Pour autant, tout ces jeunes, peu importe leur implication, ne sont pas devenus conseillers généraux. Il ne faut pas non plus prendre les Français pour des idiots, ce qui semble être la norme à l'UMP: si Jean Sarkozy ne bénéficiait pas de certains avantages au sein de l'UMP, il ne serait pas un des très rares élus UMP de moins de trente ans (Je n'ai pas les chiffres, mais il ne faut pas non plus être devin pour savoir que les conseillers généraux de 22 ou 23 ans ne sont pas légion). Ainsi, a fortiori, on peut penser que le Prince Jean a bénéficié de passe-droits, ce qui entâche cette légitimité qu'il tiendrait du suffrage universel. Le cas David Douillet le montre bien: peu importe qui on présente aux élections, il y aura toujours des gens pour voter pour eux.
Quant à la procédure de nomination à la tête de l'EPAD, il apparaît que pour pouvoir y être élu, il faut faire partie du conseil d'administration d'une des entreprises de la Défense. Or, ce n'est pas le cas de Jean Sarkozy qui va trouver, comme par magie, une place qui se libère pour lui.
Bref, que Jean Sarkozy soit élu ou qu'il s'agisse d'une élection et non d'une nomination, cela ne change rien, il s'agit toujours de népotisme.
2) Jean Sarkozy a les mêmes droits que tout le monde.
Déjà, cet argument peut prêter à sourire quand on se rappelle l'affaire de son accrochage en scooter. La plupart des gens aurait été reconnue coupable, mais lui s'en sort indemne, preuve en est que la justice est à deux vitesses.
Par ailleurs, ce n'est pas tout le monde qui bénéficie de l'appui de l'Elysée. Apparemment, Patrick Devedjian, dernier directeur de l'EPAD, avait atteint une certaine limite d'âge (Probablement 65 ans, qu'il vient d'avoir en août dernier). Toutefois, il a demandé qu'on prenne un décret spécial lui permettant de ne pas partir à la retraite. Matignon aurait donné son accord et les choses semblaient en bonne voie pour Devedjian. Si ce n'est que l'Elysée aurait bloqué ce décret.
Pourquoi l'Elysée aurait pris une telle décision si ce n'est pas pour préparer la venue de Jean Sarkozy?
(Je pose la question, mais nous connaissons tous la réponse).
3) Jean Sarkozy n'est pas le premier enfant d'homme politique à suivre les traces paternelles.
Bien évidemment, les intervenants du jour ont lourdement insisté sur le fait que Martine Aubry est la fille de Jacques Delors. Il est intéressant de voir que, bien entendu, l'exemple cité est celui de la secrétaire du PS. Il existe dix fois plus d'exemples de fils de politiciens qui entrent eux-mêmes en politique à droite, mais, à propos d'eux, motus et bouche cousue.
La grande différence entre Jean Sarkozy et tous les "fils de" qui l'ont précédé est qu'ils ont fait leurs preuves avant d'obtenir un quelconque poste. Martine Aubry, qui a fait l'objet des sous-entendus de l'UMP, avait obtenu un poste dans un ministère, à 31 ans, certes, mais elle avait tout de même obtenu une licence d'économie, fait Sciences Po et l'ENA auparavant et, lorsqu'elle occupa un poste au Ministère du Travail, elle participa à la rédaction de grandes lois Mittérandiennes, alors même que le Prince Jean est infoutu de finir une année d'études supérieures en moins de deux ans. Il en est de même pour les autres, comme le fils du Général de Gaulle qui avait fait son temps dans la Marine. Son nom l'avait sûrement aidé pour devenir Amiral, mais il y a peu de chances qu'un branleur ait pu obtenir un tel grade s'il n'avait aucune compétence.
De ce qu'on peut voir aujourd'hui, on a l'impression que Jean Sarkozy est l'un des très rares à avoir pu bénéficier de réels appuis d'une personne en exercice. Ainsi, si le fils Pompidou entre en politique, c'est quinze ans après la mort de son père. Il apparaît, en somme, que si la plupart de ces personnes ont pu être aidée par le nom qu'ils portaient, ils ont rarement eu plus d'aide ou ont bénéficié de moins d'avantages. Même si on peut admettre que Martine Aubry, pour la citer une dernière fois, ait pu être aidé par son père, tout deux membres du premier gouvernerment de François Mitterrand (Il y a tout de même de fortes chances que Delors ait proposé le nom de sa fille), il faut tout de même noter que Martine Aubry décide, ensuite, de mener sa carrière politique à Lille, bien loin de Clichy, là où son père exerça en tant que maire. Cet éloignement entre le père et la fille m'apparaît comme bien différent de la clanisation de la famille Sarkozy dans les Hauts-de-Seine. Depuis plus de vingt-cinq ans, Neuilly est le fief des Sarkozy et il ne semble pas prêt à laisser le flambeau.
Au final, la levée de boucliers de l'UMP semble bien faible par rapport à l'ampleur de la polémique. Mais il était déjà clair, dès le départ, que cette "nomination" allait être indéfendable, en utilisant des arguments qui seraient facilement battu en brêche. Néanmoins, cela ne changera absolument rien, puisqu'on connaît déjà l'avenir: cette polémique fera du bruit pendant encore quelques jours, puis s'éteindra toute seule et tout passera comme une lettre à la Poste...Tout du moins jusqu'au prochain scandale touchant le Prince Jean...Scandale qui arrivera sûrement dans quelques années, quand il deviendra Député-Maire de Neuilly...
Pour terminer, je dirais que toute cette polémique n'a qu'un but: aider le jeune Sarkozy à ne pas faire d'erreur. Si un jour, son père ne bénéficie plus du même pouvoir (Par exemple, si sa maladie causant son nanisme s'aggreve), il risque de se retrouver sans diplôme et, donc, de n'avoir aucun avenir. A la Nouvelle Star, on dit fréquemment aux jeunes de ne pas arrêter leurs études pour se lancer dans la chanson, surtout s'ils sont mauvais. Il faut dire la même chose à Jean Sarkozy: "Obtiens d'abord un diplôme avant de faire de la politique, surtout si tu es mauvais".
22:38 Publié dans Et merde, un sujet sérieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ump, jean, epad, defense
Un an après...
Il y a de cela un peu plus d'un an, j'avais écrit le dernier article de cet éphémère blog, à l'exception, évidemment, de l'article écrit plus tôt dans l'après-midi. J'avais traité de thématiques diverses qui touchaient presque toutes à l'actualité française, de la crise financière à l'écologisme, en passant par Jean Sarkozy ou le Parti Socialiste. C'était il y a un an et, aujourd'hui, il est légitime de me demander si mon point de vue a pu changer concernant ces questions. C'est également une raison évidente de montrer à quel point j'avais raison et que je suis globalement un être génial. Vous êtes prévenus, il s'agit clairement d'un article d'auto-congratulation.
A propos de la crise financière:
J'avais longuement insisté sur le fait que rien n'allait changer, malgré toutes les belles promesses faites par Nicolas Sarkozy. Il était question, dans les grands discours de l'époque, de réformer le capitalisme, de changer la face du monde et autres utopies. J'avais donc développé mon point de vue sur le fait que ces promesses ne resteraient que des promesses et que les changements ne seraient que superficiels. Un an plus tard, tout cela tend à se confirmer. Les paradis fiscaux n'ont eu que de légères tapes sur les doigts et très peu de sanctions, surtout en considérant à quel point il est facile de ne plus être considéré comme un paradis fiscal. En cinq minutes, avec une déclaration de principe, il est possible de sortir, comme par magie, de la liste "noire".
Dans les discours de Nicolas Sarkozy, il avait été longuement traité de la question "A qui la faute?". Les coupables désignés étaient évidemment les banquiers irresponsables. Il fut promis que leurs méthodes changeraient, que le monde serait meilleur pour tous. Certes il paraîtrait que les bonus sont maintenant limités, que tout a changé. Or, il est clair que ce n'est point le cas, sinon les banques ne s'empresseraient pas toutes de rembourser les aides qui leur avaient été données quelques mois auparavant. Aujourd'hui, il est dit que les banquiers ont changé, on sait tous que ce n'est point le cas. Les promesses ont été oubliées, les politiques feront du mieux qu'ils pourront, c'est-à-dire que rien ne sera fait. On le savait déjà à l'époque, mais cela n'empêche pas les membres du gouvernement de dire le contraire.
A propos de l'écologie
J'avais, dans un article, fustigé le tout-écologisme qui me semblait inopportun dans une période de crise et, dans tous les cas, profondément inégal. Jour après jour, mois après mois, nous sommes continuellement gavés d'écologisme. Il faut protéger la planète ou nous allons tous crever. On nous fait régulièrement des piqûres de rappel, avec des "Home" ou des "Symdrôme du Titanic". De temps en temps, les piqûres ont des effets secondaires et réels, telle la taxe carbone. Quoiqu'il en soit, en un an, rien n'a changé. Les citoyens sont tous coupables et ce sont les seuls à devoir faire des efforts. Ce sont à eux de se sacrifier, tandis que les vrais pollueurs sont à l'abri. Bien entendu, nous avons l'habitude: jeter de la poudre aux yeux est une technique connue et très usitée dans un domaine comme l'écologie.
La taxe carbone est le symbole de tout ce que je reproche à l'écologie. Les citoyens sont taxés et se doivent de payer, même s'ils sont au bord de la rupture. Quel intérêt d'ajouter de nouveaux prélévements dans une période de crise si dure? Quoiqu'il en soit, ceux qui ont subi la crise de plein fouet ne seront guère heureux de payer pour sauver la planète. J'imagine, toutefois, qu'ils seront globalement heureux de sauter deux ou trois repas dans l'année pour la planète.
A propos de Jean Sarkozy
Il y a un an, l'affaire de l'accrochage en scooter de Jean Sarkozy était à son apogée. J'étais arrivé à la conclusion qu'être fils de président avait de nombreux avantages. Récemment, l'affaire EPAD renforce sans aucun doute cette théorie. Sans aucune qualification, Jean Sarkozy est devenu président du groupe UMP au Conseil Général des Haut-de-Seine, où il avait été élu auparavant uniquement grâce à sa filiation et cela s'empire encore aujourd'hui à la Défense.
Si, il y a un an, la protection de Jean Sarkozy n'avait que très brièvement été sous les feux de la rampe; aujourd'hui, plus rien ne se fait en catimini et les dirigeants de l'UMP semblent en tirer une grande fierté. Quand on entend Nicolas Sarkozy dire que seuls les mérites et le travail compteront à partir d'aujourd'hui (Cf son discours sur le lycée de ce mardi matin) et que les privilèges de la naissance n'existeront plus, il est logique de se demander si notre Président prend les Français pour des cons finis ou s'il est lui-même si bas du front qu'il ne comprend pas l'immense paradoxe entre ses paroles et ses actes.
Mon point de vue sur cette question se résumera en une phrase: quand les Chinois peuvent se moquer de nous à propos de notre démocratie, c'est qu'on agit vraiment comme des glands.
A propos du Parti Socialiste
Là, il ne fallait pas être doué de pouvoirs extra-sensoriels pour savoir que ça n'allait pas s'arranger. Et bien, c'est toujours la merde au PS. Ségolène fait toujours bande à part et est abandonnée aux furias de la majorité des autres éléphants. Ils se tirent tous dans les pattes, même s'il y a un semblant de rassemblement derrière Martine Aubry.
En résumé, il est clair qu'en un an, depuis la publication du dernier article sur ce blog, rien n'a changé. Les hommes politiques n'ont toujours aucune conscience de la réalité et prennent toujours les Français pour des abrutis; Frédéric Lefebvre est toujours une crevure (Même si on peut se gausser du fait qu'il se soit fait entuber par le retour de Santini); on nous ment et on nous spolie toujours et encore.
16:53 Publié dans Et merde, un sujet sérieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, sarkozy, crise, changements
Moi aussi j'ai redoublé
Tel le Phoenix, ce blog renaît de ses cendres après cinq mille ans d'inactivité, ou, plutôt un an de sommeil. Pourquoi ce renouveau soudain? C'est pour pousser un cri du coeur, celui du looser que je suis qui souhaite revendiquer les graines qui furent semées par le passé.
Oui, moi aussi j'ai redoublé lors de mes études!
C'est pour cela que je demande officiellement à Nicolas Sarkozy de me proposer un poste intéressant et à responsabilités dans le domaine de l'administration. Je suis prêt à diriger une grande entreprise publique (Ou dans laquelle l'Etat est majoritaire), comme France Telecom. Je me fais fort, avec mon baccalauréat, mention Assez Bien, et mes trois années d'étude supérieure (Enfin, plutôt cinq, ce qui montre que je suis très doué), de mettre fin au malaise à France Telecom. J'accepterais également de prendre la tête de la Poste, où j'arriverais sans aucun mal à mater les gauchistes qui n'en souhaitent pas la privatisation. Dernière piste, je n'aurais probablement aucun mal à mettre fin aux paradis fiscaux d'une main et de supprimer l'effet de serre de l'autre si on m'en confiait la mission.
Si Jean Sarkozy est capable de prendre la tête de l'EPAD, organisme public de gestion du plus grand quartier d'affaires français (Et probablement le seul vrai quartier d'affaires dans notre pays), alors qu'il n'est qu'en deuxième année de droit, avec deux redoublements, je suis presque certain de pouvoir faire tout cela avec mes trois années d'étude validées et mes deux redoublements. Si la valeur d'un homme se résume aux redoublements qu'ils ont dû effectuer, je suis certainement aussi compétent que Jean Sarkozy.
J'en appelle donc à nouveau aux décideurs français de prendre en compte ma candidature. S'il est à la mode d'aider les loosers, je mérite autant leur considération que Jean Sarkozy.
Plus sérieusement, il ne me semble pas vraiment intéressant de revenir plus en détails sur toute cette polémique, même si elle est amplement justifiée. Quand un thème devient le plus évoqué sur Twitter, on peut, sans aucun doute, penser que tous les aspects de la question ont été évoqués et qu'il ne serait guère intéressant de l'évoquer en long et en large, si c'est pour dire exactement la même chose que tous les autres, soit que:
1) On prend les gens pour des abrutis finis.
2) Que la France est une République bananière.
3) Que Jean Sarkozy est un incompétent.
4) Qu'il y a deux France, avec, d'un côté, l'encensement d'une méritocratie inexistante et, de l'autre, le népotisme éhonté.
5) Que Patrick Devedjian a autant de volonté qu'un godemichet.
14:50 Publié dans Et merde, un sujet sérieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean sarkozy, prince jean, epad
01.10.2008
Qu'on arrête de prendre les Internautes pour des délinquants!
Entre la question de la crise financière, les déboires au Parti socialiste et la politique politicienne, certains événements passent totalement inaperçus dans l’actualité ces temps-ci. Je suis aussi coupable que les autres, puisqu’après tout, mis à part quelques petites fanfaronnade sur la stérilisation des enfants ou la volonté de couper les immenses oreilles de Dany Boon, je n’ai fait que parler de ces thèmes, ou presque.
Je souhaite donc revenir sur un événement majeur, pour nous, internautes, et qui n’a pas reçu la médiatisation qu’il méritait. Et ce dont je parle, c’est l’HADOPI.
J’avoue, tout de suite, que ce sujet m’était totalement passé sous le nez, je n’en avais que très peu entendu parler et si je l’aborde dans cette note, c’est parce qu’hier, j’ai visité un bon nombre de blogs de sympathisants ou d’adhérents du Modem qui relatent, pour beaucoup, de cet acronyme barbare d’HADOPI. Et puis, comme je veux faire plaisir à mon lecteur, oui, TOI, lecteur, je me devais de me fendre d’un article à ce sujet. Selon mon fichier Germaine (La cousine de l’autre), il s’avère qu’un bon nombre de lecteurs de ce blog naissant soient des sympathisants d’un certain François du Béarn (Et ouais, z’êtes fichés!).
Donc, où en étais-je? Ah oui, POMME D’API!
Au vu de l’hypothèse évoquée juste au-dessus, selon laquelle vous êtes tous des centristes (Bouuuuuh!), je ne devrais pas vraiment expliquer ce qu’est TATAMI, mais je vais quand même le faire, puisque je sais qu’il y a au moins un ou deux lecteurs de ce blog qui sont fanatiques du petit Nicolas. Il convient donc de leur faire un topo de ce dont il s’agit, vu que personne ne leur en a parlé pour ne pas casser leur mythe sur le (très) petit père du peuple français.
Alors, PANZANI (Je commence à sécher), c’est le nom de l’autorité qui sera en charge de couper les connexions Internet des méchants adeptes du peer-to-peer. Et oui, vous l’aviez sûrement oublié, mais il y a quelques mois, le gouvernement avait débarqué avec un nouveau plan pour lutter contre le téléchargement illégal. Ce plan, si je me souviens bien, était constitué de plusieurs volets répressifs à l’encontre du diabolique Internaute, ce qui s’appelle de la riposte graduée. Je vous avoue que j’ai légèrement la flemme de rechercher les différentes punitions que l’Oncle Jean (Pourquoi seuls les Américains auraient un oncle?) pourraient infliger à ceux qui s’adonnent au téléchargement. Mais, si je me souviens correctement, la riposte allait d’une tape sur les doigts à l’amende, en passant par la fameuse coupure de connexion. La différence avec les lois précédentes protégeant le contenu culturel est que ces punitions seraient, en fait, automatiques. Il n’y aurait pas de procédures judiciaires et les méchants Internautes seraient tout simplement punis sans autre forme de procès.
A la limite, même si j’avoue m’adonner aux cérémonies satanistes du peer-to-peer, la méthode ne me choque pas énormément. Cela me rappelle les radars automatiques. Quand les grosses boîtes t’attrapent, tu reçois l’amende et, hop, l’affaire est dans le sac. C’est plus ou moins la même chose ici: des experts en informatique sont par centaines dans des hangars et surveillent Internet pour te choper toi, misérable idiot qui a téléchargé l’hymne de la Star Academy (Attention, la loi précise que si les chansons téléchargées sont pourries, il y a double peine). On se fait choper, point-barre. Certes, au niveau du droit, la riposte graduée me semble assez contestable, mais c’est également la même chose pour les excès de vitesse: au bout d’un certain nombre, le permis du coupable n’a plus de points, et on le lui sucre. Mine de rien, ça m’a l’air d’être une sorte de riposte graduée...
Vous devez vous dire que, pour l’instant, je n’ai pas été vraiment très intéressant? Et tu as raison, lecteur! Ce qui me motive, ce n’est pas non plus les déclarations de Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l’UMP, qui ont déclenché de véritables levées de boucliers. Après tout, ça fait déjà presque une semaine que j’ai dit sur ce blog que Frédéric Lefebvre fait partie des plus grandes saletés de la scène politique française.
Non, l’objet de cette note concerne le but de cette loi, appelée Création et Internet (Je ne l’avais pas encore précisé). Premièrement, je m’interroge sur une telle loi qui me semble relever de Mathusalem. Est-ce vraiment une loi adaptée à notre ère numérique? J’ai l’impression que ceux qui ont pondu cette loi ne se rende pas vraiment compte du défi qu’ils ont en face d’eux. D’une part, mettre en place une telle loi devrait avoir un coût non négligeable, puisqu’il faudra bien mettre des moyens techniques importants pour que la surveillance des Internautes soit efficace. J’ai l’impression d’être un Jean-Pierre Pernaut du temps de Combien ça coûte, mais n’est-ce pas un gaspillage de l’argent public dans le but de protéger des intérêts privés? De l’argent, la France n’en a plus des masses et il faudrait le consacrer à une tâche aussi mineure que la surveillance des échanges peer-to-peer sur Internet. Cela m’intrigue, car je doute vraiment du fait que les revenus des taxes sur les produits culturels (TVA à 5,5%, non?) soient si mirobolants qu’il faille les protéger à tout prix et, donc, je m’interroge sur la raison réelle d’un tel ramdam.
A mon humble avis de paranoïaque, j’y vois plus une volonté de protéger les différents grands groupes du monde culturel. La Star Academy fait un bide, il ne faudrait pas, en plus, que ces salopios d’Internet leur piquent une partie de leurs rentrées d’argent. Johnnnnny Halliday a assez d’argent pour s’installer en Suisse, faire des travaux monstres dans sa baraque et revenir en France sans y avoir habité, mais, pourtant, on sait tous qu’il est sur la paille. J’en passe et des meilleurs. En substance, ce que je me demande, c’est si les artistes sont vraiment si pauvres que ça...
J’admets volontiers que le téléchargement illégal peut “gêner” des artistes, mais absolument pas empêcher ou détruire une carrière. Si un artiste ne vend pas ses disques, ce n’est pas à cause du téléchargement. Non, c’est juste parce qu’il est mauvais. Et oui, il faut arrêter de diaboliser les adeptes du peer-to-peer: ce n’est pas parce qu’ils téléchargent qu’ils ne donnent pas de l’argent à leurs artistes préférés. Personnellement, j’ai téléchargé, j’ai aimé, j’ai acheté. Ce n’est peut-être pas le comportement le plus fréquent, mais quid, par exemple, d’un groupe comme Radiohead qui propose son dernier album en téléchargement dont le prix est fixé par celui qui télécharge? Et, contrairement à ce qu’on pense, Radiohead a gagné plus d’argent de cette manière qu’en passant par les circuits habituels. Pourquoi? Evidemment, parce qu’aucun intermédiaire n’est venu se goinfrer au passage, et, également parce que les Internautes ont payé! Et oui, ces criminels en puissance n’ont pas téléchargé cet album sans rien payé, comme des sagouins. Il faut croire qu’ils ne sont pas si mauvais que ça, et aussi qu’ils sont vraiment fan. En effet, pourquoi les maisons de disque ne sont pas super jouasses? Tout simplement en raison du fait que les derniers artistes lancés font moins recettes qu’auparavant et c’est là, il me semble, le principal problème du monde du disque aujourd’hui, cette multiplication de l’offre qui fait que chaque semaine, on nous balance le nouvel artiste du moment, la future grande révélation. Les gens téléchargent, écoutent et n’ont pas le temps de vraiment apprécier. Ce sont des artistes kleenex qui s’écoutent une fois et se jettent après. Pas étonnant, ensuite, que les consommateurs n’achètent plus de disques: le chanteur qu’ils ont aimé il y a une semaine a été remplacé dans leur esprit par le nouvel étalon d’une autre maison de disque.
Pour ma part, je considère donc que la cause de la crise n’est pas le téléchargement illégal qui n’est que la conséquence du prix trop élevé des disques. Non, le vrai responsable est l’industrie du disque elle-même. D’ailleurs, cette appelation me semble révélatrice, c’est une “industrie”. Dans le bon vieux temps, que je me mets à regretter, même si je suis tout jeune, ce n’était pas une industrie, c’était un plaisir. Aujourd’hui, l’argent a remplacé tout ça: il faut en gagner un point, c’est tout. Apporter du plaisir aux clients d’une maison de disque est secondaire; non, ce qu’il faut, c’est faire des disques qui se vendront, quitte à prendre les consommateurs pour des idiots. C’est ça qui a changé, c’est ça qui fait que les gens n’achètent plus de disques, puisque ce qu’ils veulent, c’est écouter de bonnes chansons et non pas payer pour. Je suis donc d’avis de retourner à l’essentiel: le plaisir. Qu’on nous donne des artistes pas mauvais, qu’on les paye comme on veut, qu’ils puissent vivre avec ça et qu’on nous fiche la paix.
En effet, au final, de quel droit des artistes devraient être riches à millions? Parce qu’ils chantent bien? Mon Dieu, ils méritent d’être millionnaires à cause de leurs belles voix? Et, puis, de quel droit définit-on que c’est une belle voix? Ouais, c’est quoi le Beau? (J’ai l’impression de repasser le Bac de philo). Non, si je demande, c’est que moi, bête comme je suis, je trouve qu’un ébéniste qui fait un meuble est aussi un artiste et, pourtant, il n’est pas millionnaire. Je trouve même que le simple ouvrier qui a façonné une quelconque pièce en aluminium a fait quelque chose de beau et, dans le même temps, le type est Smicard. Par ailleurs, est-ce vraiment plus épuisant de faire un album que de travailler dans une usine ? A-t-on plus de responsabilités quand on est artiste que quand on a une famille à nourrir ? A ces questions, je dis NON et NON.
Alors, soit on payé tout le monde autant que les artistes millionnaires (Parce qu’en fait, ce que chaque être humain fait est beau); soit on remonte le temps et on traite la chanteuse de base comme une troubadour et on lui file juste de quoi bouffer, étant donné qu’elle ne mérite pas vraiment plus que cela.
PS: J’avoue que je me suis focalisé sur l’industrie du disque. C’est ce que je connais le mieux. Néanmoins, il est certain que les raisonnements (Idiots) que je développe ne peuvent pas être appliqués à tous les domaines de la production culturelle.
PPS: Deuxième aveu, à mes lecteurs du Modem: J’ai été adhérent de l’UDF il y a de cela quelques années, alors vous avez le droit de me vénérer.
09:14 Publié dans Et merde, un sujet sérieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hadopi, internet, téléchargement, culture, musique
29.09.2008
Pendons-les haut et court!
Est-ce que vous sentez cette odeur âcre qui remplit l’air dès qu’un responsable politique s’exprime sur la crise financière ? C’est l’odeur des bûchers qu’on a commencé à faire flamber pour rôtir les dirigeants des banques qui sont en train de faire faillite.

L’heure est à la chasse aux soricères. Il faut coûte que coûte trouver des responsables à la crise qui est en train de sévir et qui risque de laisser l’économie sur les genoux. Quand Nicolas Sarkozy s’exprime à ce propos, il demande que les responsables soient punis. Quand les démocrates approuvent le plan de 700 milliards pour sauver les banques américaines, c’est à la condition qu’on attrape les responsables des banques et qu’on limite leurs privilèges. Quand on interroge le quidam de base, le coupable de la crise est forcément un dirigeant d’une grande banque.
Certes il est indéniable qu’il faut changer les choses à ce niveau, mais est-ce que trouver des coupables est la première chose à faire ? Je dirais que non. D’ailleurs, pourquoi faut-il absolument des coupables ? Tout d’abord, c’est pour que les rancoeurs populaires puissent s’exprimer et être assouvies. S’il y a une crise financière, c’est forcément de la faute de ces personnes. Clouer au pilori quelques personnes devraient permettre de calmer les tensions. Ils sont coupables, mais de quoi ? Attendez, nous allons vous dire de quoi ! La soif de vengeance est une chose propre à notre société actuelle et c’est une des raisons qui motivent cette traque. Et puis, c’est surtout que montrer du doigt quelques grands dirigeants empêchent qu’on se pose de vraies questions. Ce n’est pas le système capitaliste qui est défaillant, ce sont ces quelques personnes qui ont tout détruit. Donc, au lieu de se dire qu’il faut réformer, voir le capitalisme d’une autre manière, on se contente de punir quelques boucs-émissaires. Je n’en mettrais pas ma main à couper, mais, à part supprimer les golden parachutes et taper sur les doigts de deux ou trois grands patrons, il n’y aura pas beaucoup plus de changements.
Peut-on dire que ce sont les dirigeants des grandes banques qui sont coupables ?
Oui, ils ont des rémunérations exorbitantes.
Oui, ils ont des golden parachutes qu’ils ne mériteraient pas d’avoir.
Mais, tout cela n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan. Qu’est-ce que quelques centaines de millions de dollars au vu des profits engrengés, avant la crise ? Pas grand-chose. La réthorique de Nicolas Sarkozy est d’ailleurs tout à fait retournable à ce propos. Il déclarait, la semaine dernière, que lorsque tout va bien, les patrons sont là et que, quand tout va mal, on se tourne vers l’Etat. Mais, de la même manière, quand tout va bien, qui vient emmerder les grands patrons sur leurs rémunérations ? Personne. S’il n’y avait pas eu de crise, il n’y aurait pas eu de cris de vierge effarouchée concernant les golden parachutes et les rémunérations pharaoniques de ces patrons millionaires. Tout le monde aurait trouvé ça NORMAL ou n’aurait rien à y redire. « Ils sont payés des millions, mais, après tout, ils font gagner de l’argent à tout le monde ».
En aucune façon, ce sont ces rémunérations et compagnie qui ont coulé les banques.
Et donc, si on ne prend pas tout ce que disent les responsables politiques comme paroles saintes, il faut se demander qui est réellement à l’origine de la crise.
Tout d’abord, il y a la question des subprimes, puisque c’est ça qui a tout déclenché au départ. Qui est responsable dans cette affaire ? A priori, ce sont les banques qui voyaient une opportunité de se faire du profit en prêtant de l’argent à des gens qui semblaient peu solvables jusque là. Mais, étant donné que c’est l’ensemble des banques qui a usé des subprimes, peut-on accuser les dirigeants des seules banques qui ont fait faillite ? Je dirais que non, puisque c’est l’intégralité du système bancaire qui a joué à ce jeu et s’est brûlé les doigts. Les banques sont donc coupables de quelque chose, mais il en est de même pour le secteur immobilier, qui a continué à proposer de l’offre. Et, même si c’est dramatique pour eux, les personnes qui ont contracté des crédits « subprimes » ont également une part de responsabilités. Aujourd’hui, une personne surendettée qui se retrouve à ne plus pouvoir rembourser ses crédits est considérée comme coupable, et aucunement les institutions de crédit. Je sais, c'est cynique et j’approuve moi-même qu’à moitié ce que je viens de dire.
Toutefois, il faut se rendre également compte qu’à l’heure actuelle, la crise financière n’est plus causée par les subprimes. Il s’agissait du point d’origine, mais, aujourd’hui, si la crise perdure, c’est à cause de raisons différentes.
La première de ces raisons est que les banques ont cessé les prêts inter-bancaires. Oui, il faut le savoir, les banques se prêtent de l’argent entre elles. Ce sont souvent les banques d’investissement qui contractent des prêts pour faire ce pour quoi elles existent. Mais, sans ces prêts, certaines banques ne disposent plus de liquidités suffisantes. Alors, en plus, si on ajoute les subprimes qui ont coûté beaucoup d’argent à certaines banques, le manque de liquidités se généralise et de plus en plus de banques font faillite. C’est à quoi va servir le plan américain de 700 milliards, à racheter les créances « pourries » et, donc, à injecter de nouvelles liquidités dans le système bancaire.
Si la crise perdure et va perdurer, c’est aussi à cause des baisses des cours des différentes places boursières mondiales. Si la banque belge Fortis a été nationalisé à 49%, c’est parce qu’elle était en faillite, non pas parce qu’elle avait contracté des subprimes, non pas parce qu’elle manquait de liquidités (Enfin, si un peu), mais, avant tout parce que sa valeur boursière avait dégringolé dramatiquement. J’avoue ne pas être un spécialiste des bourses et autres cotations, mais il me semble fortement inquiétant qu’une banque aussi importante que Fortis fasse faillite uniquement pour cette raison.
Alors, rechercher les coupables, c’est bien, mais c’est de la poudre aux yeux. Il n’y a pas de responsable, puisque c’est tout le système qui est malade. Certains croient encore que le système capitaliste s’auto-régule. Bon, d’une certaine manière, ce n’est pas faux : quand il y a une anomalie, il y a une crise et l’anomalie est supprimée...En fait, la suppression équivaut à une faillite et donc à des chômeurs. Le système s’auto-régule donc, mais il le fait d’une manière totalement inhumaine. En 1929, le système capitaliste s’est purgé de la spéculation et des valeurs boursières trop élevées par rapport à la réalité des entreprises. En entendant, il y a des gens qui sont morts de faim en 1929...
19:34 Publié dans Et merde, un sujet sérieux | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, économie, politique, banque, fortis
John John Sarkozy: De pire en pire
"La justice a fait ce qu'elle devait faire, la justice est la même pour tous".
A d'autres, oui...Comment peut-on croire ça quand on apprend le verdict du procès qui a opposé M'Hamed Bellouti à Jean Sarkozy? Petit rappel des faits: le 10 octobre 2005, la voiture de Monsieur Bellouti est emboutie par un scooter qui prend la fuite. Malgré tout, M'Hamed Bellouti a le temps de prendre en note la plaque d'immatriculation du scooter qui se révèle être celui de Jean Sarkozy, héritier déclaré de son père (D'où le John John...Je sais, c'est bien trouvé...). Après un mois d'attente, sans nouvelles de l'assurance de la première famille de France, M'Hamed Bellouti porte plainte. Manque de pot, la plainte est perdue. J'imagine qu'il y a un nouveau dépôt de plainte et, quoiqu'il en soit, le procès débute.
Et aujourd'hui, le verdict tombe: non seulement, John John est déclaré innocent, mais M'Hamed Bellouti est condamné à verser 2000€ d'amendes à un type de 22 ans qui touche environ ce salaire par mois, juste parce qu'il est Conseiller Général (Et donc, juste parce que c'est un rejeton du Président).
Pourquoi ce verdict?
Visiblement, l'hypothèse selon laquelle le délit de fuite n'est pas constitué a été retenue. Cela signifie, soit que Jean Sarkozy était soit un simple témoin de l'accident; soit qu'il n'a pas été conscient de l'accident. Et là, le bât blesse. Si c'est la première hypothèse qui est retenue, il faudra m'expliquer comment il pouvait être un simple témoin dans un accident qui a eu lieu entre son scooter et la voiture de M'Hamed Bellouti. Si c'est la seconde hypothèse, c'est encore plus tiré par les cheveux: comment est-il possible de ne pas se rendre compte qu'on vient d'avoir un accident quand on est en scooter et, de surcroît, quand on a fait 260€ de dégâts sur une voiture (Ce que M'Hamed Bellouti réclamait pour rembourser les dégâts).
Donc, déjà, là, je ne vois pas comment le délit de fuite ne pouvait pas être constitué, surtout que si Jean Sarkozy ne s'est pas arrêté, il y a donc, a fortiori, essayé d'échapper à ses responsabilités, ce qui est la première cause constituant un délit de fuite.
Mais peut-être est-ce une autre raison qui a poussé le tribunal correctionnel a statué ainsi. John John dit "Le riche branleur" a déclaré, en juin, au cours du procès, qu'il était "vraisemblablement en train de suivre des cours". Déjà, on admire sa précision. Et là où ça devient inquiétant, c'est si ce sont justement ces paroles qui ont décidé le tribunal à décider ainsi. En somme, la parole du fils du président aurait plus de poids que celle d'une autre personne.
M'Hamed Bellouti, après tout, n'est qu'un arabe. Il devait sûrement se rendre à un rendez-vous pour trafiquer de la drogue dans le 93 ou il était sur le point de partir en Afghanistan pour s'entraîner dans un camps d'Al-Quaïda. C'est donc, peut-être, normal que personne ne le croit. Si ça se trouve, peut-être que ce n'était pas effectivement John John et son scooter. M'Hamed Bellouti a sans conteste sorti de son cul le numéro de plaque du dit scooter. Tout le monde devrait connaître le numéro du scooter du fils du Président, ça peut toujours servir...
Donc, qu'est-ce que nous apprend toute cette affaire?
- Si t'es pas le fils du président, fais pas le con.
- Si t'as un problème avec un des fils du président, ferme la, c'est plus prudent.
- Si t'es arabe, fais deux fois plus attention.
- Si t'es noir, le tribunal aurait ordonné que tu sois renvoyé à Bamako, même si tu es né à Neuilly-sur-Seine.
- Attention aux grandes blondes sur des scooters, ça peut être un Conseiller Général soit-disant en cours.
Sérieusement, cette histoire me fout bien la pétoche. La Justice, indépendante? Mouais, aussi indépendante que l'est la Tchétchénie de la Russie...
17:19 Publié dans Et merde, un sujet sérieux | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.09.2008
Le Bon, la Brute et la Frite
Ce soir, c'est le grand soir. Pas celui de la Révolution, il ne faut pas rêver, Besancenot nous ment, il n'y aura jamais de Grand Soir. Non, non, ce soir, c'est le premier débat de l'élection présidentielle américaine entre John La Frite et Barack Obwana (Pas de ma faute si la moitié des français pensent que c'est Obwana au lieu d'Obama).
Comme je me veux à moitié sérieux de temps en temps et que, quand on veut être sérieux ces temps-ci, il faut causer de l'élection américaine, c'est l'heure pour moi de m'y coller. Ce n'est pas de gaieté de coeur que je le fais, parce qu'après tout, on a déjà tout entendu. Mais, telle une bonne maman oiseau, j'ai prémâché les informations et je vais vous les régurgiter directement dans l'estomac, les petits...Bon, à force de vouloir faire des métaphores, j'y perds mon latin.
Pour commencer, mettons au premier plan l'information principale des derniers déroulements de la campagne qui est que tout cela est foutrement indécis. Pendant de longs mois, Obama avait une longueur d'avance sur le rescapé du Vietnam. Plusieurs explications à cela: Obama était plus charismatique que son concurrent, représentait un changement plus franc que Mc Cain, tant au niveau de la politique proposée que de la personnalité et il séduisait en quelque sorte une plus large audience que Mc Cain.
Tout a changé lorsque Mc Cain a choisi Sarah Palin comme co-listière (Vous savez, la truie qui met du gloss). Pourquoi ce revirement? Il s'explique, en grande partie, par la personne même de Palin. Au diable le fait qu'elle semble totalement inexpérimentée, qu'elle serait incapable de situer l'Europe sur une carte de l'Eurasie et que personne ne la connaît, si ce n'est à travers ses déboires familiaux. Non, le plus important, c'est qu'elle ressemble à cette frange de Ricains guère appréciée de notre côté de l'Atlantique. Vous savez toute cette partie de la population très religieuse, très attachée aux armes, très détestable...Mc Cain n'avait pas le côté religieux qu'avait Bush, ce qui, d'ailleurs, était un bon point pour lui de notre point de vue, mais qui faisait qu'une partie de l'électorat Bushiste ne le soutenait pas à 100%. Avec Palin, il a réussi à convaincre totalement cette foule qu'il fallait voter pour lui, car il avait les mêmes valeurs qu'eux. En quelque sorte, Mc Cain et Palin étaient presque totalement complémentaires. Mc Cain, c'est le vétéran, le rescapé du Vietnam, celui qui incarne la force contre les ennemis de l'Amérique et, donc, cette sécurité xénophobe qu'affectionne tant une partie des Américains. Palin, elle, c'est la bonne mère de famille qui fait face contre vents et marées aux aléas de la vie et qui remercie Dieu dès qu'elle le peut de lui avoir donné ça. A eux d'eux, ils séduisaient bien du monde et c'est pourquoi ils remontaient dans les sondages.
De l'autre côté, Kass-la-Barack, lui, a choisi pour colistier un plus vieux routard que lui en la personne de Joe Bidden. Le choix n'est relativement pas mauvais, puisque Bidden est expérimenté tant en matière de sécurité que de politique étrangère. En quelque sorte, il représentait le pendant démocrate de Mc Cain, notamment sur la question de la sécurité (Moins au niveau des affaires internationales, puisque Mc Cain a fait chou blanc pour découvrir qui était cet obscur bouffeur d'anchois qu'est Zapatero). Toutefois, si le choix est correct, il n'est pas aussi bon que celui de Palin. Moins complémentaire, sûrement. Obama a voulu rassurer son électorat en prenant quelqu'un de plus expérimenté là où il avait des défauts. Mc Cain, lui, a choisi Palin pour conquérir de nouvelles voix et il a réussi.
Mais c'était sans compter la crise financière qui frappe de plein fouet les Etats-Unis depuis le début du mois et qui s'aggrave, malgré toutes les promesses, puisqu'aujourd'hui, la deuxième banque américaine annonce faire faillite. Et, sur ce point, Mc Cain a foiré son coup. Tout d'abord, on lui a ressorti ses précédentes déclarations sur le fait que la base de l'économie américaine était solide. D'une part, cela sent bon le très mauvais visionnaire qui ne sait pas prévoir et donc qui ne saura pas gouverner (Si je ne me gourre pas: "Gouverner, c'est prévoir"). D'autre part, certains se sont cruellement rappelés que ces déclarations sont intervenus, alors même que les saisies immobilières battaient leur plein. D'où un possible sentiment de foutage de gueule de la part de Mc Cain et, plus probablement, une impression que le Républicain serait incapable de gérer la situation, notamment parce qu'il ne s'était pas fait jusque là le chantre du changement dans le domaine économique. Et, le changement, à n'en point douter, c'est là le créneau fort d'Obama qui a ainsi récupéré des voix.
C'est dans ce contexte que va se dérouler le premier débat entre les deux candidats. Enfin, s'il se déroule, puisque Mc Cain, tout vétéran du Vietnam qu'il est, est en train d'avoir la pétoche, étant donné qu'il refuse de faire ce débat et souhaite le repousser à plus tard. Barack, lui, n'est pas bête et veut continuer à remuer le couteau dans la plaie.
Toutefois, on peut tirer un grand enseignement de ces événements. Comme je le disais au début de cette note, cet enseignement est que cette élection est complètement indécise. Les changements de tendance dans les sondages sont relativement impressionnants et tendent à montrer que l'électorat est très volatile. C'est pourquoi il ne faut pas crier victoire (Ou défaite) trop vite. N'importe quel événement peut changer la donne et faire que le couple Frite-Démone reprenne la main. Plus d'un quart de la population américaine serait indécis...
Et c'est là que le bât blesse. En bon français, je suis évidemment supporter de Kass-la-Barack. Rien de plus normal, vu qu'il n'y a qu'au Medef qu'on supporte Mc Cain. Mais, je sens qu'on va nous le refaire à la sauce 2004. Nous étions tous persuadés que Kerry allait battre cette lavette de Georges Bush et là, miracle, Jésus descend sur Terre et offre un second mandat à son fils/cousin/neveu/idiot du village préféré. Certes on peut arguer du fait que John Kerry n'avait pas le charisme d'Obama ou n'avait pas une base électorale aussi stable, et, surtout, qu'il ne représentait qu'un président de transition avant de trouver mieux, ce qui est indéniable, mais il faut éviter d'être dupe. Les Américains resteront un mystère et il faut s'apprêter à avoir une grosse surprise en Novembre, parce que je sens que carotte il y aura, même si je ne l'espère pas de tout coeur.
Diable, jusque là, c'était pas trop polémique. Faut que je rajoute un truc.
Mais, de toute façon, Obama ou Mc Cain, est-ce que cela changera quelque chose? Je ne doute pas que, superficiellement, les choses vont évoluer. La politique intérieure sera peut-être plus humaine, plus sociale si Obama gagne, tandis que la politique étrangère sera plus ouverte, très certainement. Mais, pour autant, est-ce que tout va changer, qu'on va tous se (re)mettre à adorer les Américains comme on le faisait sous l'ère Clinton?
Là, sincèrement, j'en doute...
Georges Bush a sûrement été le président américain le plus détesté par le reste du monde dans toute l'Histoire. Cela s'explique tout à fait par sa politique et ses engagements, qui furent, très certainement, haïssables. Mais n'est-il pas que le reflet des évolutions de la société américaine? Il ne faut pas mettre tous les Américains dans le même panier, je m'en garderais bien, maisBush n'est pas un Américain isolé, ils sont des dizaines de millions comme lui, à mettre la sécurité et la religion en exergue. Bush n'aurait pas été réélu en 2004 si la population américaine n'avait pas changé. Tout ce qu'on déteste chez Georges Bush, cela a été dicté par une partie de la population américaine qui forme son électorat, que ce soit la politique d'agression vis-à-vis des pays musulmans (Je ne dis pas arabes, puisque que je mets l'Iran dans le tas, et que l'Iran n'est pas un pays arabe), ou sa politique sociale désastreuse qui a fait augmenter le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté aux Etats-Unis.
De là, on peut se demander une petite chose: est-ce vraiment Bush qu'on déteste en Europe et particulièrement en France? Ou n'est-ce pas cette nouvelle frange de la population américaine? Parce qu'après tout, ils sont, eux, aussi ignobles que leur président...
14:08 Publié dans Et merde, un sujet sérieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, mc cain, état-unis, campagne, présidentielles
25.09.2008
Ecozy
Premier jour et déjà, je cause de sujets sérieux. Il faut croire que je ne sais pas tenir ma parole et que je raconte n'importe quoi. Et je ne suis pas le seul!
(Là, je suis fier de ma transition).
Et là, je vais parler du meeting/conférence/rencontre/blablatage de Nicolas sur l'économie qui a commencé il y a environ une bonne heure. Les personnes qui me connaissent savent que je ne tiens pas Nicolas en très haute estime. Je le précise, au cas où des gens qui ne me connaîtraient pas viendraient lire ma prose. Tout ça pour dire que, pour un premier jour de blog, je ne pouvais pas ne pas faire un article sur Nicolas.
Pour revenir sur le sujet, je suis en train de lire les différents résumés qui sont en train d'affluer à propos de ce meeting. Vous savez duquel je parle: Nicolas veut clarifier sa position sur la crise financière et il a choisi une méthode fort peu présidentielle pour cela, vu que ses précédentes tentatives avaient foiré (Grande conférence de presse et compagnie).
Alors, j'ai sous les yeux ce dont Nicolas a parlé:
1) "La rémunération des patrons doit être encadrée, juge Sarkozy"
Alors là, Nicolas, il prend les gens pour des abrutis. Lors de la campagne présidentielle, je ne crois pas me tromper en disant qu'il fallait poursuivre jusqu'aux chiottes les patrons voyous (Je confonds peut-être...). Il n'avait pas parlé de la rémunération des patrons en particulier, mais de leur attitude. De là, il ne faut pas voir très loin que l'attitude concerne aussi la rémunération qu'ils ont. Il y a deux ans, environ, il nous disait qu'il allait s'attaquer au problème et là, d'un coup, à cause de la crise financière, il se rappelle qu'il aurait dû se bouger le cul. Premier enseignement: on peut remercier la crise financière, puisqu'elle aura au moins rappelé Nicolas à cette réalité. Il y a des chances que, sans crise financière, toutes ces bonnes paroles auraient été oublié.
2) "Sarkozy exclut de mener une politique d'austérité"
C'était la peine de le dire? Non, parce qu'on s'en doutait déjà avant qu'il n'y aurait pas de politique d'austérité. Autant j'apprécie peu Nicolas, autant, je pense qu'il n'est pas un abruti (Par contre, la réciproque est sûrement vraie). Pour le "Président du pouvoir d'achat", ça l'aurait foutu grave mal de prononcer la mot austérité, alors, faire une politique d'austérité, y avait aucune chance.
Maintenant, c'est bien beau tout ça, mais il faudrait peut-être rappelé que notre pays, ce petit bout de rien du tout, a une dette colossale et qu'on n'est pas au mieux de notre forme budgétaire. Se faire bien voir, ne pas effrayer/déprimer les foules, c'est bien, mais, dans notre situation, d'une part, c'est inutile (Qui croit encore Nicolas?/Quel français n'est pas déjà déprimé?). Donc, de toute façon, un brin d'austérité, il va en falloir, c'est forcé. Diable, il serait peut-être temps de s'en rendre compte qu'on va droit dans le mur. Mais bon, visiblement, la politique qui consiste à donner d'une main et à reprendre de l'autre va sûrement continuer à faire illusion quelques temps.
Bon bref, c'est pas le moment de causer là-dessus, c'est bientôt l'heure de se sustanster.
3) "L'Etat garantira la sécurité du système bancaire, promet Nicolas Sarkozy"
En même temps, je ne vois pas vraiment comment ça sera possible d'assurer le système bancaire français, c'est-à-dire sauver les banques et compagnie d'assurances qui feraient éventuellement faillite. On est pauvres comme Cosette. L'Etat ne peut pas se perdre de mettre plus de quelques milliards pour sauver les banques et toutes taxes supplémentaires ne passeraient pas. D'une part, une taxe supplémentaire équivaudrait à une belle petite émeute en France. D'autre part, il y a le bouclier fiscal. Si ça se trouve, dans quelques mois, les types qui ont pondu le bouclier fiscal vont être pendu haut et court, quand les banques françaises feront faillite. Parce que si ça continue comme ça, il y en a qui vont passés à la trappe. Il ne faut pas croire Nicolas quand il dit que le système bancaire français est solide, parce que c'est exactement ce qu'Henry Paulson (Le boss du Trésor US) à propos du système américain. Et il faut encore moins croire ce que Christine Lagarde dit à propos du risque de contagion (Qui est qu'il n'y aura pas de contagion), du fait que Christine Lagarde est tout bonnement une abrutie de première (Ouais, ça suffit à expliquer pourquoi il ne faut pas l'écouter).
4) "Sarkozy demande une remise à plat du système financier mondial"
En lisant cette dépêche, je suis tombé sur mon fondement. Non sans rire? Beau gosse, Nicolas! Personne ne s'en était rendu compte que le système financier avait un léger problème! On a l'impression qu'une tripotée de dirigeants viennent seulement de se rendre compte qu'il y avait quelque chose qui clochait dans le système financier. C'est un autre avantage apporté par la crise financière: ça permet de bouger un peu les choses. Bien entendu, il ne faut pas prendre les gens pour des buses: il y a fort à parier que tout ce ramdam n'est qu'un bel effet de manches, destiné à contenter les foules furieuses. Parce que, même avec toute la bonne volonté du monde, rien ne pourra être fait, mis à un part un peu de poudre aux yeux.
Bref, le système financier ne changera pas du tout, c'est tout bonnement impossible. Cela serait bien d'y ajouter de la responsabilisation, du partage, j'en passe et des meilleurs, mais on sait tous que cela n'arrivera pas. Rien ne sert donc de communiquer là-dessus, Nicolas! Certes j'imagine que ça ne l'aurait pas fait de dire "Je ne ferais rien, parce que je ne peux rien faire", mais, après tout, il faut se rendre compte que tu as moins de poids que le président d'un quelconque fonds d'investissement américain. Enfin, pas sûr que tu t'en rendes comtpe avec tes grosses chevilles...
Comme l'ont respectivement dit Hollande et Bayrou, c'est bien beau de se rendre compte du jour au lendemain qu'il y a un problème et de se faire critique sur ce qu'on défendait une semaine plus tôt et que tout ça, finalement, ce n'est que de la poudre aux yeux.
J'espère que peu de personnes sont dupes, mais, encore une fois, de bien grands mots pour bien peu de (futures) actions, ça ne fait pas un doute.
19:52 Publié dans Et merde, un sujet sérieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





