16.10.2009

Aujourd'hui, je n'aime rien!

L'actualité est chargée de beaucoup de dossiers et autres polémiques. C'est triste à dire, mais:

 

J'AIME RIEN dans l'actualité de ces derniers temps. On va tous crever.

 

 

Par contre,

 

JE N'AIME PAS cet article que je viens de lire sur le site de Libération. On y apprend, entre autres, que l'Elysée aurait dépensé ou dépenserait (Tout dépend s'il s'agit d'une prévision ou si ce n'est que les dépenses jusqu'au mois d'octobre) 1.120.000 d'euros en sondages divers pour 2009. Incroyable cette dépense en période de crise. L'egocentrisme de l'UMPereur se distingue une nouvelle fois de plus en voulant absolument savoir ce qu'on pense de lui.

 

 

JE N'AIME PAS les déclarations de Nicolas Sarkozy à Gandrange disant qu'il avait entendu les demandes des français et des médias à propos de sa précédente visite dans le coin et qui s'étaient émues du fait que Nicolas n'était pas passé à Gandrange. Ce qu'il a rectifié hier. Pourtant, Nicolas ne semble pas entendre les voix des français concernant Jeannette et l'EPAD. Nicolas a des problèmes d'audition, il entend à Gandrange avec quelques semaines de retard, mais il n'entend pas du tout quand 80000 personnes signent une pétition ou quand un sondage CSA donne 64% d'avis défavorables à la candidature du gamin. Après son précédent discours sur la fin des privilèges en 1802, on peut maintenant paraphraser sans problème Audiard: "Les Sarkozy, ça ose tout".

 

 

JE N'AIME PAS Catherine Ringer et son "Je kiffe Raymond". Quelqu'un qui aime Raymond est forcément démoniaque! Et aveugle! A mort! A mort! Aimer Raymond Poulidor, c'est quand même la loose. Un type qui n'a jamais gagné le Tour de France!

15.10.2009

La déclaration à la con de la semaine

Même si la semaine n'est pas terminée, il est clair que la palme de la déclaration la plus stupide de la semaine peut être décernée dès aujourd'hui.

 

Il fallait s'en douter, ce prix d'excellence revient bien évidemment à Jean Sarkozy. Dans une interview du Point (Disponible en intégralité ici) publiée aujourd'hui sur le site de l'hebdomadaire, Jean Sarkozy répond à la question suivante: "Que répondez-vous à cet internaute du Point.fr qui écrit à votre sujet : "Il a beau dire et beau faire, il n'aurait jamais atteint un tel degré de responsabilité sans avoir un tel nom..." ? "

 

Qu'est-ce que le cher enfant va-t-il répondre? Que peut-il bien répondre à cette évidence?

Je vous le donne en mille...Une réponse catastrophique:

 

"Je veux lui dire qu'il se trompe et qu'il est, lui aussi, victime d'une campagne de désinformation. Il faut replacer les choses dans leur contexte : j'ai été élu ! Je voudrais dire à cet internaute que je comprends les questions qu'il se pose. Seulement, les citoyens qui m'ont élu me jugent sur mon action, sur mes propositions... À ce titre, ils sont beaucoup mieux placés que les personnes qui raisonnent au tribunal des raccourcis, des préjugés et des idées reçues."

 

On peut reconnaître une chose à Jeannot: il maîtrise parfaitement la langue de bois, à 23 ans (Il faut dire que ça doit être dans ses gênes). Je propose un grand jeu: que chacun d'entre nous se présente à des élections locales. On verra bien si nous serons tous élus, même si nous faisons une ex-cellente campagne. On voit bien qu'il ne comprend rien à la réalité en continuant de soutenir que son élection est légitime.

 

 

jean_sarkozy_2.jpg

(Aahahahaha les cons)

 

 


Edition: Foutre-dieu, je viens de lire un extrait d'une discussion entre Nicolas Sarkozy et Gordon Brown:

 

« Tu sais, Gordon, je ne devrais pas t'aimer. Tu es Écossais, nous n'avons rien en commun et tu es un économiste. Mais, je ne sais pourquoi, je t'aime, mais pas de manière sexuelle. »

 

Je me dis que, finalement, c'est peut-être ça la déclaration à la con de la semaine...


14.10.2009

L'art de polémiquer ou la nouvelle façon de faire de la politique

Aujourd'hui, j'ai longuement réfléchi à la nature de ce blog. Certes le but en est de traiter, d'une façon cynique, l'actualité politique française, mais également de le faire de manière relativement sérieuse. C'est à ce moment que je me suis rendu compte d'un paradoxe: alors même que je me targue de cette légère dose de sérieux, il s'avère que je n'ai traité, pour l'essentiel, que des diverses polémiques qui ont pu agiter la vie politique et ai fait qu'une ou deux fois, au grand maximum, des articles de fond, dans le but d'évoquer un réel problème sans aucune dose d'humour noir ou de moquerie. Bien entendu, orgueilleux tel que je le suis, je refuse de croire qu'il s'agit là entièrement de ma faute. De prime abord, cela pourrait être le cas, puisque, après tout, le fonds de commerce de ce blog est donc l'humour et le cynisme, ce qui ne peut se faire qu'en traitant les sujets superficiellement, ce qui est possible, en premier lieu, avec des polémiques. Puis, dans un second temps, j'ai également pris conscience que la nature de ce blog ne pouvait être l'unique raison de cette sélection. Loin de moi l'idée de décerner des blâmes, mais il convient de se rendre compte que les sujets qui font les grandes lignes, ceux sur lesquels les médias, ainsi que les hommes et femmes politiques, se concentrent, ce sont, non pas les sujets de fond, mais bel et bien les polémiques.

De toute cette réflexion (J'avoue, en même temps, que je n'y ai réfléchi que dans le métro, pendant que j'observais un homme, visiblement très émêché, qui menaçait d'uriner sur les gens), je me pose une question simple, dont la solution est forcément complexe: la polémique est-elle le nouveau moteur de la vie politique?

 

 

La réponse est, en ce qui me concerne, évidente et c'est un grand OUI. Il suffit de ne s'intéresser qu'aux sujets brûlants qui ont agité l'actualité durant les derniers mois. Cette semaine, il y a eu l'affaire avec le Prince Jean qui nous agite presque tous à propos de son jeune âge, de son incompétence ou du népotisme flagrant. La majorité des réactions consiste donc à huer Jean Sarkozy, qui, n'en doutons pas, le mérite; or, il serait mille fois plus intéressant (Mais moins drôle, dans mon cas) de se pencher sur l'avenir de la République ou sur ce qu'est l'EPAD, qui, d'après ce que j'ai pu lire, est un sacré bordel. Il en est de même pour la semaine précédente, avec l'affaire du boxer Thaï qui aurait payé Frédéric Mitterrand pour faire un combat de boue (Oui, un truc comme ça). Tout le monde le conspue; avant de se rendre compte que Marine Le Pen avait, sciemment, modifié l'extrait du livre de Mitterrand qu'elle avait lu à l'antenne, pour y ajouter "jeunes" avant "garçons", sous-entendant donc que Frédéric Mitterrand s'était livré à de la pédophilie. Les inconscients, puisqu'il faut l'être pour reprendre directement ce que peut dire une horreur telle que Marine Le Pen. Durant toute la semaine "Frédéric Mitterrand", il ne fut que très rarement fait allusion aux futures directives contre le tourisme sexuel, à ce qui était fait pour lutter contre ce fléau, ni même un quelconque reportage sur l'état du tourisme sexuel. Une semaine après, la polémique est terminée et chacun, sauf au FN, est rentré dans ses chaumières.

 

Ce n'est guère nouveau, c'est à la mode depuis une dizaine d'années: on réagit à un événement et uniquement à celui-ci, sans en chercher les causes ou les conséquences. La polémique supplante les débats de fond ou les vraies interrogations. Quid, par exemple, de la justice qui semble toujours privilégier les forces de l'ordre, même si celles-ci sont tout à fait en tort, comme dans l'affaire de l'enfant, tué par une voiture de police qui avait grillé un feu rouge et dont les deux policiers s'en tirent avec des peines ridicules? C'était il y a environ deux mois et personne ne s'est intéressé à la question essentielle: comment se fait-il que ces deux policiers s'en soient sortis sans problèmes alors que n'importe quel autre citoyen aurait été lourdement condamné, avec les mêmes circonstances. Ou encore la question de l'intégration des minorités: suite au match de football Algérie-Rwanda, plusieurs dégradations ont eu lieu à Marseille. Cela a été peu relayé, mais il n'empêche que personne ne s'est posé la question de l'intégration, toujours ratée, des minorités. En même temps, cette question revient très souvent sur le tapis, sans que jamais rien ne soit fait. C'est là le principal effet pervers de l'omniprésence de la polémique dans l'actualité.

 

On le constate chaque semaine: une polémique se termine et plus personne n'en parle. Un polémique en remplace une autre. De temps en temps, la polémique débouche sur des décisions ou des promesses ("Oui, oui, la castration chimique sera mise en place"), principalement que c'est un problème qui tient à coeur à l'électorat du pouvoir en place. Mais, au final, les énergies étant centrées sur les polémiques et la façon d'y répondre, on laisse peu de temps à l'action. Faire le tour des radios pour défendre un Frédéric Mitterrand prend plus de temps que de prendre de vraies décisions et de répondre effectivement aux problèmes posés par les polémiques de la semaine précédente. D'une manière générale, l'action politique se retrouve noyée dans la politique politicienne: si faire une chose serait une erreur de communication, on ne l'a fait pas, même si elle s'avère nécessaire. Par contre, si une action plaît, aussi anecdotique soit-elle, il faut la prendre. On plaît, on rassure, mais on ne résoud rien.

 

En réalité, c'est là qu'est un des drames de cette nouvelle donne de la vie politique qui met en exergue les polémiques, au détriment du fond. La plupart du temps, une polémique a comme sujet de base une vraie thématique, que ce soit celle sur Jean Sarkozy à propos des jeunes ou de la place du chef de l'Etat ou celle sur Frédéric Mitterrand qui aborde la perception de l'homosexualité dans la vie publique. Pour autant, la rapidité avec lesquelle les polémiques sont traitées, comme la superficialité des discours à leur propos fait que bien souvent, il n'y a pas le temps ou l'envie de se pencher sur le fond. Chaque polémique pourrait amener à une vraie réflexion, sur un vrai sujet. Mais, ce n'est jamais le cas. La petite phrase surclasse le reste.

 

La conséquence de tout cela. Et bien, au PS, plus personne n'a d'idées et tout ce qui compte, c'est de savoir si Aubry est la plus forte ou si c'est Royal (C'est Aubry! J'suis sûr qu'elle pète en deux la Royal au catch). A l'UMP, on laisse le chef parler des choses importantes, on arrose de temps en temps François Fillon pour qu'il ne meurt pas et on laisse Frédéric Lefebvre faire la moitié des interventions au nom de l'UMP, preuve ultime de la mauvaise santé de la vie politique française.

 

 

Vous vous demandez où je voulais en venir avec ce message, qui critique justement ce qui fait les bases de ce blog lui-même? Et bien, ma conclusion sera simple et rapide: laissez la polémique aux faibles cerveaux comme le mien, qui, tel un Jean Sarkozy, n'a aucune réelle compétence et bougez-vous le popotin pour régler les vrais problèmes. Sinon, ça sera la Révolution! (Non, j'déconne, tant que Besancenot sera le chef de la "gauche révolutionnaire", il y a autant de risques de voir une Révolution que de voir Nicolas Sarkozy prendre des décisions justes et non partisanes).

13.10.2009

Quand l'UMP fait bloc

Rarement tout un gouvernement a fait autant bloc contre une polémique, en l'occurence celle concernant Jean Sarkozy et l'EPAD. Forcément, pour créer une telle cohésion, il fallait que cela touche particulièrement le vrai chef du gouvernement, à savoir Nicolas Sarkozy. Il est curieux de constater, par ailleurs, que les principaux défenseurs de Jean Sarkozy sont tous sous les ordres directs du Président, alors que dans la majorité, les voix se font plus discordantes. Bref, quand on est au gouvernement, on obéit au doigt et à l'oeil à l'Elysée, mais quand on est député, on dispose d'une liberté un peu élargie et on peut dire ce qu'on pense réellement.

 

Quoiqu'il en soit, sur toutes les radios, on a pu entendre François Fillon et une tripotée de ministres reprendre les mêmes arguments pour défendre Jean Sarkozy. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ont du mal à défendre l'indéfendable. Je souhaite donc étudier en détails quels sont les arguments avancés par les intervenants aujourd'hui et par Jean Sarkozy lui-même en début de soirée.

 


1) Jean Sarkozy est un élu / Le dirigeant de l'EPAD n'est pas nommé.

 

L'argument qui veut que Jean Sarkozy est un élu, qui tient son pouvoir du suffrage universel a été repris par tous les ténors du gouvernement et fut le point principal du plaidoyer du Prince lui-même. Celui-ci est, en effet, conseiller général des Haut-de-Seine, ce qui, il me semble, est une condition sine qua non pour prétendre à diriger l'EPAD. Pour n'importe qui d'autre, cela aurait été un argument indiscutable: un élu tient son pouvoir du peuple et, à moins de payer ses électeurs, tel l'imbuvable Serge Dassault, c'est inattaquable. Sauf qu'il est clair que pour pouvoir être élu, Jean Sarkozy a obtenu quelques avantages. On le voit dans presque toutes les réunions de l'UMP, il y a pléthore de jeunes (Ce qui, pour moi, est un mystère). Pour autant, tout ces jeunes, peu importe leur implication, ne sont pas devenus conseillers généraux. Il ne faut pas non plus prendre les Français pour des idiots, ce qui semble être la norme à l'UMP: si Jean Sarkozy ne bénéficiait pas de certains avantages au sein de l'UMP, il ne serait pas un des très rares élus UMP de moins de trente ans (Je n'ai pas les chiffres, mais il ne faut pas non plus être devin pour savoir que les conseillers généraux de 22 ou 23 ans ne sont pas légion). Ainsi, a fortiori, on peut penser que le Prince Jean a bénéficié de passe-droits, ce qui entâche cette légitimité qu'il tiendrait du suffrage universel. Le cas David Douillet le montre bien: peu importe qui on présente aux élections, il y aura toujours des gens pour voter pour eux.

Quant à la procédure de nomination à la tête de l'EPAD, il apparaît que pour pouvoir y être élu, il faut faire partie du conseil d'administration d'une des entreprises de la Défense. Or, ce n'est pas le cas de Jean Sarkozy qui va trouver, comme par magie, une place qui se libère pour lui.

Bref, que Jean Sarkozy soit élu ou qu'il s'agisse d'une élection et non d'une nomination, cela ne change rien, il s'agit toujours de népotisme.

 

 

2) Jean Sarkozy a les mêmes droits que tout le monde.

 

Déjà, cet argument peut prêter à sourire quand on se rappelle l'affaire de son accrochage en scooter. La plupart des gens aurait été reconnue coupable, mais lui s'en sort indemne, preuve en est que la justice est à deux vitesses.

Par ailleurs, ce n'est pas tout le monde qui bénéficie de l'appui de l'Elysée. Apparemment, Patrick Devedjian, dernier directeur de l'EPAD, avait atteint une certaine limite d'âge (Probablement 65 ans, qu'il vient d'avoir en août dernier). Toutefois, il a demandé qu'on prenne un décret spécial lui permettant de ne pas partir à la retraite. Matignon aurait donné son accord et les choses semblaient en bonne voie pour Devedjian. Si ce n'est que l'Elysée aurait bloqué ce décret.

Pourquoi l'Elysée aurait pris une telle décision si ce n'est pas pour préparer la venue de Jean Sarkozy?

(Je pose la question, mais nous connaissons tous la réponse).

 

 

3) Jean Sarkozy n'est pas le premier enfant d'homme politique à suivre les traces paternelles.

 

Bien évidemment, les intervenants du jour ont lourdement insisté sur le fait que Martine Aubry est la fille de Jacques Delors. Il est intéressant de voir que, bien entendu, l'exemple cité est celui de la secrétaire du PS. Il existe dix fois plus d'exemples de fils de politiciens qui entrent eux-mêmes en politique à droite, mais, à propos d'eux, motus et bouche cousue.

La grande différence entre Jean Sarkozy et tous les "fils de" qui l'ont précédé est qu'ils ont fait leurs preuves avant d'obtenir un quelconque poste. Martine Aubry, qui a fait l'objet des sous-entendus de l'UMP, avait obtenu un poste dans un ministère, à 31 ans, certes, mais elle avait tout de même obtenu une licence d'économie, fait Sciences Po et l'ENA auparavant et, lorsqu'elle occupa un poste au Ministère du Travail, elle participa à la rédaction de grandes lois Mittérandiennes, alors même que le Prince Jean est infoutu de finir une année d'études supérieures en moins de deux ans. Il en est de même pour les autres, comme le fils du Général de Gaulle qui avait fait son temps dans la Marine. Son nom l'avait sûrement aidé pour devenir Amiral, mais il y a peu de chances qu'un branleur ait pu obtenir un tel grade s'il n'avait aucune compétence.

De ce qu'on peut voir aujourd'hui, on a l'impression que Jean Sarkozy est l'un des très rares à avoir pu bénéficier de réels appuis d'une personne en exercice. Ainsi, si le fils Pompidou entre en politique, c'est quinze ans après la mort de son père. Il apparaît, en somme, que si la plupart de ces personnes ont pu être aidée par le nom qu'ils portaient, ils ont rarement eu plus d'aide ou ont bénéficié de moins d'avantages. Même si on peut admettre que Martine Aubry, pour la citer une dernière fois, ait pu être aidé par son père, tout deux membres du premier gouvernerment de François Mitterrand (Il y a tout de même de fortes chances que Delors ait proposé le nom de sa fille), il faut tout de même noter que Martine Aubry décide, ensuite, de mener sa carrière politique à Lille, bien loin de Clichy, là où son père exerça en tant que maire. Cet éloignement entre le père et la fille m'apparaît comme bien différent de la clanisation de la famille Sarkozy dans les Hauts-de-Seine. Depuis plus de vingt-cinq ans, Neuilly est le fief des Sarkozy et il ne semble pas prêt à laisser le flambeau.

 

 

 

Au final, la levée de boucliers de l'UMP semble bien faible par rapport à l'ampleur de la polémique. Mais il était déjà clair, dès le départ, que cette "nomination" allait être indéfendable, en utilisant des arguments qui seraient facilement battu en brêche. Néanmoins, cela ne changera absolument rien, puisqu'on connaît déjà l'avenir: cette polémique fera du bruit pendant encore quelques jours, puis s'éteindra toute seule et tout passera comme une lettre à la Poste...Tout du moins jusqu'au prochain scandale touchant le Prince Jean...Scandale qui arrivera sûrement dans quelques années, quand il deviendra Député-Maire de Neuilly...

 

Pour terminer, je dirais que toute cette polémique n'a qu'un but: aider le jeune Sarkozy à ne pas faire d'erreur. Si un jour, son père ne bénéficie plus du même pouvoir (Par exemple, si sa maladie causant son nanisme s'aggreve), il risque de se retrouver sans diplôme et, donc, de n'avoir aucun avenir. A la Nouvelle Star, on dit fréquemment aux jeunes de ne pas arrêter leurs études pour se lancer dans la chanson, surtout s'ils sont mauvais. Il faut dire la même chose à Jean Sarkozy: "Obtiens d'abord un diplôme avant de faire de la politique, surtout si tu es mauvais".

 

 

Moi aussi j'ai redoublé

Tel le Phoenix, ce blog renaît de ses cendres après cinq mille ans d'inactivité, ou, plutôt un an de sommeil. Pourquoi ce renouveau soudain? C'est pour pousser un cri du coeur, celui du looser que je suis qui souhaite revendiquer les graines qui furent semées par le passé.

 

Oui, moi aussi j'ai redoublé lors de mes études!

 

C'est pour cela que je demande officiellement à Nicolas Sarkozy de me proposer un poste intéressant et à responsabilités dans le domaine de l'administration. Je suis prêt à diriger une grande entreprise publique (Ou dans laquelle l'Etat est majoritaire), comme France Telecom. Je me fais fort, avec mon baccalauréat, mention Assez Bien, et mes trois années d'étude supérieure (Enfin, plutôt cinq, ce qui montre que je suis très doué), de mettre fin au malaise à France Telecom. J'accepterais également de prendre la tête de la Poste, où j'arriverais sans aucun mal à mater les gauchistes qui n'en souhaitent pas la privatisation. Dernière piste, je n'aurais probablement aucun mal à mettre fin aux paradis fiscaux d'une main et de supprimer l'effet de serre de l'autre si on m'en confiait la mission.

 

Si Jean Sarkozy est capable de prendre la tête de l'EPAD, organisme public de gestion du plus grand quartier d'affaires français (Et probablement le seul vrai quartier d'affaires dans notre pays), alors qu'il n'est qu'en deuxième année de droit, avec deux redoublements, je suis presque certain de pouvoir faire tout cela avec mes trois années d'étude validées et mes deux redoublements. Si la valeur d'un homme se résume aux redoublements qu'ils ont dû effectuer, je suis certainement aussi compétent que Jean Sarkozy.

 

J'en appelle donc à nouveau aux décideurs français de prendre en compte ma candidature. S'il est à la mode d'aider les loosers, je mérite autant leur considération que Jean Sarkozy.

 

Plus sérieusement, il ne me semble pas vraiment intéressant de revenir plus en détails sur toute cette polémique, même si elle est amplement justifiée. Quand un thème devient le plus évoqué sur Twitter, on peut, sans aucun doute, penser que tous les aspects de la question ont été évoqués et qu'il ne serait guère intéressant de l'évoquer en long et en large, si c'est pour dire exactement la même chose que tous les autres, soit que:

1) On prend les gens pour des abrutis finis.

2) Que la France est une République bananière.

3) Que Jean Sarkozy est un incompétent.

4) Qu'il y a deux France, avec, d'un côté, l'encensement d'une méritocratie inexistante et, de l'autre, le népotisme éhonté.

5) Que Patrick Devedjian a autant de volonté qu'un godemichet.